« Slim a laissé tombé une petite pillule de poudre sur la table. Il l’a coupé puis l’a reniflé. Il en a coupé à nouveau, et j’en ai reniflé. Je suis allé m’étendre sur le canapé, et je me suis rendu compte de l’interdiction que je venais de franchir.
« Il y a ce moment de regret, suivi d’une tristesse immense. Ensuite vient le moment de l’euphorie qui a essuyé toutes mes pensées négatives. Je ne m’étais encore jamais senti si vivant, si plein d’espoir– et je n’avais encore jamais ressenti autant d’énergie en moi. »
Dans sa biographie récemment publiée, l’ancien n°1 mondial y confesse quelques détails dérangeants de sa carrière passée, comme la prise régulière d’amphétamines notamment en 1997 pour tenter de relancer ses performances sportives.
« Je ne parlerai pas d’addiction, » a t’il écrit dans son livre. » Mais de nombreuses personnes diront que lorsqu’on utilise quoique ce soit pour s’évader, c’est qu’on a un problème. »
Il y raconte également le coup de fil reçu d’un médecin sportif travaillant pour l’ATP lui annonçant qu’il n’avait pas passé un test de depistage de classe 2 et la manière dont il s’en était sorti en racontant qu’il avait, par accident, ingurgité une boisson appartenant à l’un de ses assistants nommé Slim.
« Mon nom, ma carrière, tout était à présent en ligne de mire. Peu importe ce que j’avais atteint, peu importe ce pour quoi j’avais tant travaillé… tout cela ne serait peut-être plus rien. Quelques jours plus tard, je me suis assis sur une chaise et j’ai écrit une lettre à l’ATP. C’était rempli de mensonges, avec quelques lignes de vérité. »
« Je me suis senti honteux, bien sûr. Et je me suis promis que ce mensonge serait le dernier. »
Huit fois vainqueur en Grand Chelem, Andre Agassi s’est retiré de la scène internationale en 2006, lors de l’US Open. Aujourd’hui, à 39 ans, l’ancien champion ne craint plus l’impact d’un tel aveu sur ceux qui l’ont toujours soutenu.
« Ca m’a tracassé durant un moment, mais plus maintenant. Je me suis toujours exprimé à coeur ouvert et mes émotions se lisent sur mon visage. En fait, j’avais hâte de dévoiler cette histoire au monde entier »





